Devenir riche 3 - se débarrasser des idées fausses
Cela faisait longtemps que je voulais rédiger cet article, mais je n'arrivais pas à définir la nature exacte de la représentation qui, selon moi, freinait l'ascension économique de certaines femmes, et aussi, de certains hommes. J'ai eu ma réponse il y a peu, en observant les dires sur ma fille, Charline, de 9 mois. Curieuse quant à la mise en place des représentations masculines et féminines dans les fondements de la personnalité, je suis attentive à ce qui se dit sur elle. A ma grande surprise, il y a assez peu de choses qui la définissent comme fille dans les discours qu'on lui porte, mais il y a une phrase que j'entends fréquemment. Alors qu'elle approche sa petite main d'un objet brillant, comme attirée par le feu, un sourire se dessine parfois sur des lèvres, souvent féminines : "Elle est attirée par ce qui brille, c'est bien une fille !". J'ai tenté une fois d'émettre l'hypothèse selon laquelle les bébés garçons aussi l'étaient, on m'a soutenu que c'était une caractéristique des bébés filles... Je me suis demandé quelle représentation ce dire, apparemment ancré dans les esprits, construisait de la femme et une réponse en vidéo a défilé dans mon esprit :
Aussi charmante soit-elle, l'image de la femme (comme celle de l'homme d'ailleurs) qui s'y construit n'est pour moi pas synonyme de liberté et de richesse. En gros, mesdames, messieurs, nous sommes peut-être nombreux à avoir, marquée au fer rouge dans notre insconcient, l'idée qu'il faut qu'on nous donne de l'argent pour nous aimer...
Comme Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany's (elle y incarne d'aileurs le rôle de Marilyn Monroe) ne faites pas erreur sur la nature d'un lieu accueillant et préférez un écrivain fauché qui vous aime pour ce que vous êtes (ou demeurez éternellement à la dèche).
Leçon n°9 de "Dix leçons pour être forte et sereine" de Diane DREHER : Apprendre l'autonomie
"L'autonomie, c'est la capacité à agir ou à exercer son pouvoir qui nous fait aborder la vie d'une façon active et optimiste avec au coeur la conviction que nos choix font la différence."
Diane DREHER souligne la conception négative des femmes qui choisissent de développer leur autonomie, au lieu de se mettre au service des autres. Aujourd'hui encore, il est difficile pour une femme d'affirmer son autonomie. Elle invite les personnes conditionnées à la passivité depuis l'enfance à reprendre leur vie en main pour en faire une aventure de chaque instant.
La passivité, à priori plus facile, freine, voire annihile, la réalisation des rêves et ambitions. L'autonomie est associée à une vision optimiste de la vie où les échecs sont là pour être dépassés, progresser, et où la réussite est la norme, que l'on accueille avec reconnaissance. Le changement est alors envisagé comme une évolution dynamique et vitale, source de croissance. On ne craint pas d'abandonner le passé et d'affronter les résistances de son entourage.
A l'heure actuelle, Charline a 6 mois et, personnellement, je ne relève pas de comportements spécifiquement masculins ou féminins en elle. Les personnes qui l'accostent se trompent souvent car elle est parfois habillée avec les vêtements de son tendre cousin Adam, souvent avec des choses toutes simples. J'aime valoriser sa nature brute. Car, si elle n'est ni féminine ni masculine, elle est tout. Et je la trouve magnifique comme ça.
Libre, spontanée, drôle, féroce, elle grogne, rit, fait des grimaces, dort la bouche ouverte et les membres dans tous les sens. Elle n'a pas encore de vernis social et personnellement je ne suis pas pressée. Elle est intense, dans l'inaction comme dans l'action et incroyablement attractive.
"- C'est une fille ou un garçon ?
- C'est un petit être sauvage... "
Certaines femmes de ma connaissance se culpabilisent parfois, car elles ne "savent pas jouer" avec leur enfant, et surtout, n'y prennent pas de plaisir... En général, fort heureusement, les hommes le font très bien et s'amusent. Pourquoi ? Est-ce une question d'éducation ? de représentations ? Certain(e)s ne seraient pas fait(e)s pour jouer ? J'en doute.
Par contre, il est possible que l'image de la femme soit dissociée du jeu sans limites et qu'il soit donc difficile de se laisser aller à un délire régressif, de briser une certaine image. Et mesdames, comme dans un tout autre domaine, sans se laisser aller, il est difficile de prendre du plaisir...
Je viens de lire "La femme au miroir" d'Eric Emmanuel Schmitt. Ce livre parle de l'image fausse, créée par un environnement qui tente de contrôler et comprendre des femmes qui ne sont donc plus elles mêmes. Elles perdent alors leur liberté et bienveillance naturelles. Peut-être faut-il parfois se laisser totalement aller, et ainsi, apprendre, grâce à son enfant, à briser le miroir, à rompre cette image lisse et facilement identifiable créée de toutes pièces. A méditer.
Sur ce même thème, il y a un autre aspect dont j'aimerais vous parler. J'ai moi aussi parfois du mal à jouer avec ma fille, certainement en partie pour la raison évoquée plus haut, ce qui expliquerai pourquoi j'ai dévoré "La femme au miroir", mais pas que.
Lorsque Charline se réveille ou vient de téter, elle me sourit, se retourne sur le dos et nous restons allongées l'une à côté de l'autre. Fatiguée, je l'ai souvent laissée comme ça, en culpabilisant un peu de ne pas la faire jouer, progresser, etc.
Avec un peu de recul, je réalise que ces instants où elle est juste allongée près de moi, le regard au plafond, sont aussi ceux où elle a fait ses premiers grands progrès et manifesté le plus de plaisir. Ses sourires et premiers moments d'élocution sont nés dans ces instants de calme. Elle est très clairement bien et moi aussi.
Ensemble, nous ne faisons rien, et ça, c'est génial.
Le YANG de la force personnelle - Leçon n°8 : qu'est-ce que la vraie force ?
Diane DREHER développe ici l'idée que la véritable force est une belle association des énergies masculines et féminines : l'association du pouvoir de concentration du Yang et de la flexibilité du Ying. L'un sans l'autre ne permet pas d'agir dans son environnement. Elle nous invite donc, ici, à devenir notre propre maître, à décider par nous-même en développant nos propres stratégies (dimension Yang), dans le respect des autres et l'écoute de son environnement (dimension Yin).
Pour cela, il est important de connaître sa force personnelle : d'où tire-t-on notre énergie ? notre intégrité ? notre force spirituelle ? Définir notre force permet de l'utiliser, de manière canalisée et flexible à la fois.
Je trouve très juste, personnellement, cette importance de l'association des deux forces. Si l'on dissocie les deux, en mobilisant, par exemple, uniquement l'énergie Yang dans nos projets, nous risquons de foncer vers la réalisation d'objectifs (ah l'exaltation d'un nouveau départ...) sans prendre le temps de percevoir les éléments de notre environnement, de nous ajuster, doucement, avec intuition, avec la réalité. La chute peut alors être rude, car le projet peut s'avérer totalement inadapté à son contexte. A l'inverse, le repos et bien-être peuvent demander un minimum de concentration et persévérance, ceux qui ont essayé la relaxation ou méditation le savent.
Donc : avançons, en connaissance de cause, doucement, et sûrement.